Hellfest 2022 : le Grand Festin !

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Après deux ans de silence, le Hellfest nous est enfin revenu. Paris Bazaar partage sa joie et vous y emmène. Suivez le Diable !

Jour 1 : vendredi 17 juin. The Offspring, Deftones…

Après une soirée du jeudi passée tranquillement à déambuler dans Nantes, c’est le jour J… Ça fait combien de temps qu’on compte les jours ? Putain, deux ans !

Deux longues années d’absence pour le plus grand festival de France qui est aussi, c’est une évidence, un des plus grands festivals au monde !

La chaleur est étouffante… Infernale, forcément ! De la gare de Clisson jusqu’au site du Hellfest, la marche qui permet de découvrir cette jolie petite ville devient un supplice sous un tel cagnard. Une fois arrivé sur place, on accède à l’espace VIP où on peut se mettre à l’ombre. Cinq minutes après, la Mainstage 1 pour assister au show des Burning Heads.

Sauf qu’en passant devant The Temple, scène dédiée aux musiques extrêmes, des hommes masqués et portant des capes en laine (mais bien sûr…) jouent une musique supersonique. Le groupe suédois Mephorash pratique un rituel musical impressionnant. Du black metal à l’ancienne hallucinant, que ce soit scéniquement ou musicalement. Ces gars-là ont un double mérite. Ils jouent très rapidement et juste, malgré les 45° à l’extérieur et les 50° minimum qu’ils doivent ressentir sur scène…     

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On arrive ensuite face à une des scènes principales pour regarder enfin Burning Heads. Ces cinq gars-là, tout droit venus d’Orléans, font partie des quelques légendes du rock français. Après plus de trente piges de carrière, ils donnent toujours dans le brut de décoffrage, sans fioritures, et ça fait toujours autant de bien. 

Après leur show impeccable, une idée lumineuse vient alors… Pourquoi ne pas acheter un souvenir ? Non mais sans déconner, 1h30 de queue pour acheter un souvenir alors qu’il n’y a pas autant de monde que ça ?? Comme les années précédentes, le stand du merchandising reste le point noir du festival.

Il y a plusieurs avantages ceci dit à attendre comme un con. On fait connaissance avec les gens qui sont autour, et on assiste au concert des norvégiens de Leprous, alternant parfois entre le metal progressif et la pop, agréable mais sans plus.

Puis vient Inspector Cluzo (vive Blake Edwards !). Ces deux gars-là sont grands. Leur notoriété a beau être mondiale, ils semblent s’en taper mais d’une force. Gascons, agriculteurs, et fiers de l’être, ils ont une pensée émue « pour les bêtes qui souffrent de la chaleur » alors que c’est plus facile pour nous qui sommes là… Pas faux !

Le duo, composé de Malcolm et Phil, joue du gros rock qui tâche avec élégance. Ces deux-là ont un sacré talent. Ils parlent au public, s’amusent, et on souffre pour Phil qui a décidé de jouer de la batterie quasiment en costard… Mais quelle idée !  En tout cas, leur concert est grandiose et on apprécie. 

Après tout ça, on récupère nos achats et retour côté presse pour s’allonger et boire des litres d’eau sous peine de malaise. Après cinq minutes sommeil allongé lamentablement et un verre de houblon rapidement siphonné, retour vers une des scènes principales pour le concert de Shinedown.

Ces gars tout droit venus de Floride assurent un show propre, sans hasard, oscillant entre metal parfois dur et hymnes pop rock. Ça s’écoute, c’est franchement bon, mais pas forcément très intéressant d’un point de vue musical.

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Vient ensuite Frank Carter and The Rattlesnakes (serpents à sonnette). Ces British, qui jouent un punk assez violent, sont complètement tarés. Franck Carter file direct dans le public pour pousser la chansonnette, il n’a peur de rien ni de personne. C’est une vraie bonne claque, en pleine gueule. Le grand rouquin tatoué de partout défouraille sec sa verve hargneuse. Il a la rage et ça nous fait du bien.

Mais il fait trop chaud… Direction l’ombre de l’espace presse.

Sauf que… En remontant, et en slalomant pour éviter quelques corps fauchés en plein vol probablement par une rafale de bières fraîches, on tombe sur bande de gars encapuchés qui jouent très fort, toujours sur la scène du Temple. Décidément, capuche et cape en laine seront les accessoires de l’été 2022. …  Bref, arrêt instantané et on écoute The Great Old Ones.

Le quintet bordelais, comme son nom ne l’indique pas, très inspiré par l’univers de Lovecraft, est à la fois brutal et atmosphérique. Plus de dix ans de carrière et ils déboulent sans crier gare, séduisant le public qui s’est réuni nombreux en dépit de la chaleur étouffante. 

Après avoir évité deux pochetrons rouges comme des camions de pompiers qui tentent en vain de marcher droit en fermant un oeil, changement de plan, direction une des scènes principales pour voir Opeth.

Le groupe de metal progressif suédois donne un peu trop dans la démonstration technique par moments. Quant à Mikael Âkerfeldt chanteur et leader incontesté du groupe, sa nonchalance ressemble à de la lassitude. On a l’impression qu’il pense à ce qu’il va bouffer après plutôt qu’à ce qu’il joue.

Déboulent alors The Offspring. Comme d’habitude, les Californiens assurent le show. Sans surprise. Show qui ressemble un peu à celui qu’ils avaient joué à Rock En Seine en 2018. C’est franchement agréable mais déjà vu…

Cette fois-ci, remontée décidée vers le côté presse pour manger… Sauf que sur la scène du Temple, il se passe encore des trucs ! Tiens, y a pas de cagoules ??  Non non, juste les grecs de Rotting Christ qui délivrent un dark metal fulgurant. Leur show est d’une violence extrême. Leur musique fait mouche sur tous les fans venus les voir…

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Après une longue pause de plus d’une heure, direction la Warzone pour Dog Eat Dog. John Connor et ses hommes, tout droit venus du New Jersey, délivrent un rap metal tout en violence. Évidemment, le mélange des deux genres est assez surprenant. C’est pas du Rage Against The Machine. On est dans le vrai ici !

Dog Eat Dog a plus de trente ans de carrière au compteur et n’hésite pas à faire chanter son tour manager. C’est parfois un peu le gros boxon sur scène, mais c’est tellement bon !

On file ensuite voir Five Finger Death Punch. Le groupe de Las Vegas, habitué des reprises lourdingues du genre Blue On Black, à laquelle avait d’ailleurs participé son créateur Kenny Wayne Shepherd, s’est amélioré. Lors de quelques apparitions précédentes chez nous, leur son était pourri, les basses saturaient, et leur jeu de scène était sans intérêt.

Ce concert à Clisson change un peu la donne. Leur son est enfin bon ! Le jeu de scène est plutôt sympa, même si le chanteur, Ivan Moody, se change 52 fois en moins d’1h30… 

En revanche, chose très positive, Moody est prêt de son public, donnant un masque ensanglanté à une petite fille, et la batte de baseball qu’il utilise sur scène à un petit garçon…  Toutes ces bonnes choses ne donnent pas pour autant envie de réécouter leurs albums mais le show reste de bonne facture. 

Vient maintenant la claque de la journée. Elle a un nom : Deftones. Les metalleux de Sacramento jouaient pour la première fois au Hellfest !  Au milieu d’une nuit horriblement brûlante, Chino Moreno, leader charismatique du groupe, déboule dansant, sautant, poussant des cris. Il s’amuse à pousser de petits cris aigus entre chaque morceau, un peu comme une belette en chaleur.

Les fondateurs du Nu Metal, même si le groupe a beaucoup changé depuis ses débuts, réussissent le show parfait. Son, jeu de scène, jeu de lumière, tout y est ! Un top qu’on vous dit ! 

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Puis viennent les derniers concerts avec, simultanément, Volbeat et Mayhem. Comme d’habitude, les danois de Volbeat délivrent un boogie metal propre, sans fioritures, et extrêmement efficace. On sent d’ailleurs que le chanteur et leader, Michael Poulsen, est extrêmement concentré et appliqué. On n’est jamais déçus avec Volbeat. C’est du lourd et du bon. 

Mais la fatigue tiraille et on commence à se diriger vers la sortie. On entend alors du bruit, une musique incompréhensible pour le commun des mortels et un jeu de scène flippant. Mayhem est là !

Les légendaires black metalleux d’Oslo sont ultra violents. Le son des guitares, mélangé à celui de la batterie et de la basse de Necrobutcher donne quelque chose capable de couvrir le bruit de trois 747 décollant à fond les manettes. La prestation est intéressante mais pas à cette heure… Rideau ! 

Jour 2 : samedi 18 juin. Megadeth, Deep Purple…

Il doit bien se marrer le Malin à nous foutre du 50 degrés sur la tête ! À moins que ce ne soit un complot des brasseurs de bière et des producteurs de houblon réunis … Bref, je commence à comprendre ce mec que je croise depuis hier au bar VIP. Le gars a dû fondre sur sa chaise. Résultat, impossible de bouger mais obligation de boire… Beaucoup ! Et de fumer de l’herbe qui fait rire… Parfois !

Quoiqu’il en soit, direction la scène de l’Altar où joue Loudblast. Le groupe originaire de Lille, mené de main de maître par le charismatique Stéphane Buriez, fait partie des pionniers du metal en France.

Ces mecs-là ont de la bouteille et ça se sent. Buriez harangue la foule, exige des pits. Leur death metal fait mouche, les morceaux qui se succèdent sont de plus en plus violents.

Avec cette prestation, au terme de laquelle le groupe semble ému et Buriez de lâcher : « Putain que c’est bon de vous retrouver !!! » Loudblast prouve une fois de plus qu’il est un des géants du metal. 

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Malgré la chaleur insoutenable, direction la Warzone pour voir d’autres légendes du rock français : les Washington Dead Cats. Au menu, punk et psychobilly. Les gars souffrent de la chaleur, faut dire qu’ils ne sont plus tout jeunes. Mais ils assurent comme des dingues.

Sautant, vociférant, hurlant,  Matt Firehair a tellement chaud qu’il finit son set en slibard. Tiens je vais en faire autant… Oui mais non… 

Allez, une heure de pause avant de revenir sur la Warzone pour Agnostic Front. Les parrains du hardcore new-yorkais s’amusent, font chanter leurs potes, et sont rouges tant ils ont chaud. Même s’ils n’ont plus rien à prouver, ils se lâchent totalement pendant plus de 45 mn sur cette Warzone que le chanteur compare à « un putain de mur de prison ». On ne savait pas à quoi s’attendre avec ces gros Popeyes. On n’est vraiment pas déçus…

Retour ensuite sur une des scènes principales pour voir Steel Panther. Le groupe californien de glam fait toujours le même show depuis des années. On parle de cul, on fait monter plein de nanas sur scène en chantant des chansons de cul et en montrant qu’on les baiserait bien, on se fout de la gueule d’Ozzy Osbourne parce qu’on est fun et qu’on aime bien se foutre de la gueule des gens malades et qui ont initié, eux, un vrai mouvement musical.

Bref, Steel Panther et son humour de comptoir est toujours aussi pitoyable. Ça semble plaire. Tant mieux pour eux…

Juste après, c’est du lourd et du vrai qui s’enchaîne : Megadeth ! Dave Mustaine est très en forme. Sa chemise blanche ressort bien sur la Mainstage 2. Comme me le signale un de mes voisins entre deux morceaux : « Oh dis donc, il renifle beaucoup quand il parle entre les morceaux ! » Peut-être. Mais lui a vraiment du talent, contrairement à ce qu’on a vu juste avant ! 

Les Californiens oscillent toujours brillamment entre thrash et speed metal. Mustaine prouve une fois de plus qu’il est un virtuose de la six cordes, sans trop en faire. Comme d’habitude, il donne l’impression de s’emmerder par moments… Mais… Scoop ! À la fin du set, Mustaine sourit, remercie le public, semble presque ému…

On ne l’avait pas vu comme ça depuis… Depuis… Jamais en fait ! Ça, c’est de l’évènement ! 

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Vient alors LE moment ! Ils arrivent ! Ils sont là ! Les légendes du hard, ceux qui ont montré la voie à tant d’artistes… Deep Purple ! Évidemment, ils portent le poids des années et des excès passés. Mais musicalement, faut s’accrocher. Des gros connards hurlent : « Dégage !». Ceux-là mériteraient un sacré bourre-pif !

Ian Paice n’est peut-être plus le batteur le plus rapide de l’histoire mais c’est un indéboulonnable métronome. Ian Gillan ne peut peut-être plus monter sa voix dans les tours mais elle reste reconnaissable à 100 000 à la ronde. Roger Glover fait ronronner sa basse et semble toujours autant s’éclater avec le public. Don Airey, successeur de John Lord aux claviers, fait mouche lorsqu’il enchaîne des extraits de musique classique lors de son solo qu’il termine par La Marseillaise.

Manquait tout de même Steve Morse, qui a décidé de lâcher la six cordes pour rester auprès de sa femme atteinte d’un cancer. Respect ! Son remplaçant, Simon McBride, qui n’a « que » 43 ans, assure et semble vraiment prendre du plaisir sur scène.

Pendant quasiment 1h30, le groupe ayant prolongé son set faute de feu d’artifice (annulé à cause des risques d’incendie), Purple n’a fait que nous régaler avec les morceaux de légende comme Lazy, Highway Star, ou l’inévitable Smoke On The Water, repris à l’unisson par nous, les 80 000 clampins béats de bonheur de voir des légendes du hard se produire ce soir-là.

Pour terminer la soirée, Ghost apparaît sur la Mainstage 1. Ce n’est plus un groupe, c’est une colonie de vacances ! Ils sont désormais neuf sur scène. Toujours masqués, les Suédois enchaînent leurs morceaux oscillant entre hard rock, hard FM, ou heavy metal. Les jeunes sont en transe. Les plus vieux, plutôt sceptiques.

Sur scène, Tobias Forge, alias Papa Emeritus, fait un véritable défilé de mode, à la fois ecclésiastique et satanique. Cette année, la mitre se porte avec des paillettes, aux couleurs assez vives… À moins que ce ne soit la cape liturgique qui soit de couleur sombre… Ou alors, c’est le costume qui se porte noir… Au bout d’un moment, on en arrive à oublier la musique qui manque de saveur.

Manque de chance pour Ghost, le show devra être écourté d’un morceau, Tobias Forge ayant perdu sa voix… Allez, dodo ! 

Jour 3 : dimanche 19 juin. Regarde les Hommes Tomber, Judas Priest, Gojira…

Allelujah ! On respire ! Comme me dit un proche au téléphone : «Si tu as trop chaud, va dans une église »… Après un léger silence, je rappelle juste que je ne suis pas là pour ça, et que je suis bien mieux en enfer…

On débute la journée avec Infecticide. Ce trio est un ovni et joue dans le metal market, sur un toit derrière un grillage. Sa musique est minimaliste, synthé, et guitare principalement Et les paroles sont dingues… « Qui a mis le feu à la voiture de la police ? / C’est toi / Mais c’est mal… » Les mecs sont totalement barrés. Un peu comme s’ils avaient été sur Saturne mais qu’ils étaient restés collés à l’anneau… Bien vu les gars ! 

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Par la suite, retour au bar où le même mec est toujours vissé sur un tabouret en train de picoler. Peut-être que c’est un happening ?… Mais non, je crois que c’est juste un pochard qui en profite…

Une bière plus tard, direction les black metalleux de Regarde Les Hommes Tomber. Alors là, c’est une vraie claque. Les gars jouent sur leurs terres puisqu’ils sont originaires de Nantes. Malgré seulement onze ans d’existence, les musiciens sont aussi pros que les plus grands. Leur morceaux aux mélodies ultra-puissantes et sombres, qui ont pour thème principal l’autodestruction de l’homme, font mouche. Le public qui déborde de la Temple leur fait une ovation logique.

Changement d’ambiance ensuite avec l’Allemande Doro. L’ex-chanteuse de Warlock fait partie des vétérans et des légendes du heavy. Son show est rodé comme une vieille 205. Pas de place à l’impro mais qu’on aime ou pas, ça fait vachement plaisir de voir une artiste qui n’a plus rien à prouver s’amuser et parler avec son public. Doro est humaine et ça se ressent, ça transpire même…

Après ça, retour vers la Temple pour voir Gaahls Wyrd. Le public n’est pas franchement au rendez-vous. C’est dommage car le garçon au maquillage impressionnant a tout de même officié chez Gorgoroth ou Wardruna.

Sur scène, ses copains semblent s’énerver maladivement sur leur guitare, leur basse ou leur batterie, pendant que lui marche quasiment toujours au ralenti et sans arrêt. S’entraîne-t-il pour un marathon quelconque ? En tous cas, il va assurer s’il fait les Jeux Olympiques. Gaahls est une référence du black metal norvégien… Du black metal tout court en fait ! Que c’était bon de l’entendre ! 

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Retour au bar, où notre copain est toujours là, entouré, avec des cigarettes qui font rire… Un écriteau signale « conférence de presse de Korn à 18h ». On attend donc patiemment et là, nous ne sommes pas plus de 20 dans la salle. On nous prévient, pas plus de 20 minutes, pas d’autographes, pas de photos avec le groupe. Par contre la conférence de presse est filmable, photographiable, et transmissible en live.

Brian Welch, alias Head, James Shaffer, alias Munky, et Ray Luzier, alias le batteur fou et surdoué, débarquent. Ces trois rock stars sont de vrais gentils. Simples, ils plaisantent quand on leur pose une question, dialoguent avec leurs interlocuteurs… On n’a vraiment pas l’impression d’être avec des stars mondialement connues…

Une bière pour se remettre. Un coup d’œil vers notre copain qui a changé de siège mais n’a pas perdu son verre, et direction The Valley pour Life Of Agony. Les quatre de Brooklyn sont des tueurs.

Mené par Mina Caputo, ex Keith Caputo qui fit son coming-out transgenre en 2011, le quatuor enchaîne les morceaux brillamment, sans temps mort. Mina est même très émue lorsqu’elle attrape un drapeau français dont elle se pare avec « Your french famiglia is here »  écrit dessus. Life Of Agony est une légende du metal alternatif. Ça aurait été dommage, voire même une erreur, de louper ça.

À peine le temps de voir la fin du show qu’on court voir Korn sur une des scènes principales. Et là, c’est le choc. Luzier, Munky et Head sont déchaînés. Rien à voir avec les gars gentils, simples, et polis qu’on avait vus deux heures avant. Ils sont comme possédés par leur musique.

Jonathan Davis, le chanteur leader, nous gratifie d’un solo de cornemuse, mais chante avec violence les hymnes que sont Got The Life, Freak On A Leash, ou Blind. Le set semble durer un quart d’heure tant il est survolté. Ce n’est pas bon. C’est juste fabuleux ! 

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Vient ensuite Judas Priest. Rob Halford entre sur scène entouré de sa bande, un peu comme le pape et ses sbires. Pendant plus d’une heure, les légendes du heavy metal made in England jouent comme des malades.

Halford chante toujours avec la même voix aigüe, celle qu’il avait dans les années 70. Il sort, comme à chaque fois, le grand jeu avec cravache brillante et grosse cylindrée. Le public exulte en entendant le tube intemporel qu’est Breaking The Law. Chacune des apparitions de Judas Priest est plus qu’un concert, c’est un évènement. 

Vient enfin Gojira. Le groupe des frères Duplantier est désormais connu mondialement. Le quatuor des Landes alterne entre death metal et metal progressif, frôlant parfois la démonstration, même s’ils peuvent se le permettre.

Derrière sa batterie, Mario Duplantier sort parfois des pancartes en carton, façon Coyote dans le dessin animé Bipbip et Coyote, pour demander au public de faire plus de bruit.

Gojira est vraiment LE plus grand groupe français de metal, et fait logiquement partie des meilleurs au monde…

La soirée se termine par un feu d’artifice. Un autre feu d’artifice est aussi prévu ce dimanche pour clore cette superbe édition du Hellfest. Mais c’est une autre histoire. À suivre et toujours ici.

Laurent Borde

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