Le Gimmick Rock du Rock’n’Râleur : « Speed King »

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Le Rock’n’Râleur vous livre ses anecdotes que lui inspirent des célèbres Gimmicks Rock qui demeurent dans son cœur et dans son froc. Aujourd’hui, Speed King de Deep Purple !

 

Ce gimmick du titre de Deep Purple, Speed King, qui figure sur l’album mythique Deep Purple In Rock, est pour moi lié à la voix du chanteur Ian Gillan, de sa performance vocale surtout. 

Dire qu’en tant que guitariste chanteur je l’enviais, non. Je savais que c’était mission impossible de chanter à des hauteurs pareilles et avec une telle puissance. En vérité, comme disait Jésus, je n’avais même pas envie de l’envier en tant que branleur qui chantait dans les baloches avec son groupe. J’ai toujours su rester à ma place. J’avais même pas envie d’avoir envie de l’envier. 

À ce propos, j’ai toujours été étonné du succès de cette chanson. Envie d’avoir Envie. Ça fait phrase choc intello philo.Tu sais plus trop ce que tu veux signifier. Tiens, il fait beau, les oiseaux fientent, j’ai envie d’avoir envie, moi. C’est un peu une tournure comme j’ai tendance à avoir tendance… à me gratter le cul la nuit. Passons. Je vais encore m’attirer des foudres des fans de JJ . Pas JJ cale… Hé non !

Speed King 

Donc, je peux me sauver cette qualité : je n’ai jamais envié personne.

Pourtant, pendant un paquet d ‘années j’ai balancé pratiquement tous les jours des textes sur les réseaux sociaux, billets d’humeur, chroniques de l’amour ou tranches de vie. Et je n’ai récolté que des aficionados et des followers que j’ai fait rire, que j’ai émus, avec un certain style m’a t-on dit.

Un style qui fait pas chier et qui donne même une forte envie de lire mes mes râleries, mes exactions, mes béatitudes amoureuses et mes blessures. Et je n’ai jamais envié les pauvrets qui ramassaient les lauriers avec de la poésie de CM 2.

Je m’égare encore. Deep Purple. Ian Gillan que j’admire mais que je n’envie pas.

Speed King... 

Faut dire aussi que j’ai tendance à ne pas envier les autres en général. C’est atavique. Tout gosse ma mère Polak immigrée me répétait : « N’oublie pas qu’on est rien, contente-toi de ce que t’as ! » 

Mais si je n’envie personne, c’est peut-être aussi par orgueil. L’orgueil du soldat qui monte à l’assaut droit dans ses pompes sans envier les vieux kroumirs de l’état major qui ne trouvent plus leurs bites sous leurs bedaines pour pisser.

Aussi parce que je sais que ce que je balance amuse, touche, voire subjugue ! Par beau temps. Quand on peut apercevoir les côtes anglaises. 

Je ne vais pas faire mon grand modeste je sais ce que je produis et je sais ce que je vaux. Un chirurgien qui réussit à  chaque fois ses greffes coeur-poumons ne bat pas des cils comme une biche troublée et ne dit pas : « Non non, pensez vous ! » quand on lui dit qu’il a un putain de talent. Toutes proportions gardées, bien sûr.  

On vit une époque où il faut faire très gaffe. Surtout bien garder les proportions, veiller à  ce que le tour du maillot soit fait tous les deux jours, et ne jamais appeler un chat un chat mais un félin domestique à litière écologique végétale renouvelable. 

Donc, je sais que j’intéresse quand j’écris, que j’ai du style et que je ne fais pas chier le lecteur comme une grande partie des scribouilleurs édités. Alors, au fil de ces années, je me suis dit : « Tiens, c’est quand même bizarre qu’aucun éditeur ne m’ait encore appelé, étant donné ce que je fournis et qui plaît. C’est au vu et au su de tout le monde, y’en a bien un qui va mettre son blair dans mes écrits et me balancer une offre par messenger. » Eh ben, non. 

C’est comme si je laissais un bifton de cent euros dans la rue devant chez moi, et que je le retrouve le lendemain à la même place. Donc personne du métier n’a vu mon billet par terre et mes billets sur Facebook.

Mais après ne pas avoir fait mon modeste, je vais pas me mettre à faire mon aigri. C’est antinomique, paradoxal, contradictoire, antithétique, voire antitétanique.

Bref, « faut jamais désespérer de rien » , comme dit mon marchand de journaux chez qui j’achète mon Paris Turf tous les matins.

Francis Basset

Lire le Gimmick Rock du Rock’n’Râleur, c’est bien.

L’écouter, c’est très bien aussi… En plus, il y a la guitare !

 

 

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