Egypt Station: Paul Mc Cartney au passé composé

Inoxydable, indémodable ou presque, Paul Mc Cartney nous revient avec Egypt Station. Du bon et du moins bon. On a écouté pour vous.

Un vieux briscard est de retour. À grands coups de concerts surprises, d’émissions de télé diverses et variées, David Guetta revient avec un nouvel album… Oui, enfin… Qu’il le bouffe son album ! Un CD de David Guetta, transformé en cendrier, est toujours très pratique. Si si, j’ai testé… Bref, intéressons-nous plutôt à un musicien digne de ce nom, indéniable légende vivante, bassiste émérite, Sir Paul Mc Cartney.

 

A 76 balais, Paulo sort son dix-septième album post Beatles. Un album en forme de bilan, au cours duquel il semble revisiter entièrement sa carrière. Ce qui frappe d’abord, c’est la voix ! Pour un chanteur, c’est logique ! Mais là… Dès les premières notes de l’album, elle semble très fatiguée, cassée, pour ne pas dire usée. Oui, ça fait mal. La peur nous envahit. On se dit que l’album va sentir la moumoute cirée au Baranne… mais non.

Petit à petit, Mc Cartney nous rassure tout de même. Grâce au tube Come On To Me, ou au très « Beatlesien » Get Started, on se dit que son organe est proche de celui qu’on a toujours connu. Il réussit même à tirer quelques cris « spatiaux », sa marque de fabrication, comme dans Confidante, titre quasi acoustique. Pour lui rendre hommage, et parce qu’on est content, on fait comme lui, on s’envoie un shot de whisky.

Plusieurs morceaux auraient presque pu figurer dans divers albums des Beatles. Pas Back In Brazil, bossa nova assez déconcertante. En revanche, Hunt You Down-Naked C-Link semble tout droit sorti d’Abbey Road. Despite Repeated Warnings est une sorte de mélange entre Sergent Pepper et Live And Let Die. Comme si c’était un dernier tour de piste, Mc Cartney fait même quelques révélations sur lui dans Happy With You avant d’enfiler ses santiags et son chapeau de cowboy pour s’attaquer à de la country dans Who Cares.

A l’écoute de Dominoes, on en vient à secouer bêtement la tête de droite à gauche, comme un chien de voiture placé sur le tableau de bord d’une R12. C’est LE morceau pop imparable. Pour se remettre de tout ça, et pour tous ceux qui aiment écouter Mc Cartney en fumant de l’herbe qui rend idiot, Hand In Hand, sorte de Yesterday au rabais, fait le job. People Want Peace n’est pas sans rappeler John Lennon, alors que Nothing For Free, qui clôt l’album ressemble à… rien ! C’en est même horrible et gênant. Ça donne envie de taper sur tout ce qui bouge, au pire, ou d’aller vomir, au mieux.

Bref, si vous aimez McCartney, réécoutez les Beatles, c’est quand même vachement bien !

Laurent Borde

Egypt Station, le nouvel album de Paul Mc Cartney chez Capitol Records

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