Le Cinéma de Richard : Crevettes Héroïques !

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Il a vu au minimum tous les films et il préside la Fédération Nationale des Cinémas Français. Avec Richard Patry, chaque mercredi, trois bonnes raisons d’aller au cinéma. Début de séance !

Je vous disais il y a quinze jours que si vous ne deviez voir qu’un film ce trimestre, il fallait que ce soit La BrigadeJ’en ajoute un aujourd’hui. Il s’agit de La Revanche des Crevettes Pailletées ! C’est mon vrai gros coup de coeur cette semaine.

J’avais adoré le premier film. Il nous arrivait de nulle part et personne n’aurait misé un kopeck sur l’histoire, même véridique, de cette équipe de water-polo participant aux Gay Games et qui a pourtant séduit un large public avec plus de 600 mille entrées. Succès qui a permis aux deux scénaristes-réalisateurs, Cédric Le Gallo et Maxime Govare, de tourner ce deuxième volet.

On retrouve nos Crevettes en route cette fois pour les Gay Games de Tokyo. Sauf qu’à la suite d’un incident fâcheux, ils se retrouvent bloqués dans un pays parmi les plus homophobes au monde, la Russie. Parallèlement, de nouveaux membres ont rejoint l’équipe, lesquels ne sont pas vraiment au courant de l’orientation sexuelle qu’on y partage majoritairement.

Comme vous sans doute, j’aime beaucoup quand le cinéma sait divertir tout en invitant à réfléchir sur les grandes questions que posent notre époque et l’évolution de notre société. De ce point de vue, La Revanche des Crevettes Pailletées tient toutes ses promesses. Une réussite à tout point de vue. C’est très drôle et très bien réalisé, mais pas seulement.

Il y est question de tolérance bien sûr, mais aussi d’acceptation et de conversion. À l’évidence, le succès du premier volet a libéré la plume des deux auteurs qui sont allés plus loin dans l’écriture, et ont su ainsi éviter les pièges de la facilité. On ne peut que s’en réjouir.

Et puis sans qu’ils l’aient voulu, la façon dont a été tourné ce deuxième opus lui donne une autre dimension encore. Parce que ce n’est évidemment pas en Russie que s’est déroulé le tournage mais en Ukraine, avant l’invasion décidée par Poutine. Les techniciens, certains acteurs et figurants qu’on voit à l’écran sont des Ukrainiens qui pour la plupart ont depuis rejoint les combats.

On sort de La Revanche des Crevettes Pailletées tout à la fois plus intelligent, plus joyeux et plus tolérant. C’est un film qui fait du bien à l’esprit comme au coeur. Ce qui dans la période qu’on traverse me semble important, voire même essentiel !

Eux aussi nous reviennent, en grande forme. Je parle des Animaux Fantastiques, dont c’est déjà le troisième volet qui s’intitule cette fois Les Secrets de Dumbledore. Mads Mikkelsen a remplacé Johnny Depp que la Warner a prié de prendre la tangente après ses déboires conjugaux.

Et comme chez nous les Moldus, il est question ici d’élection, oui on vote aussi chez les magiciens. L’élection en l’occurence du chef-président des sorciers qui aura le contrôle du monde, pas moins. C’est dire l’enjeu du combat au sommet que vont se livrer les forces du bien et les forces du mal.

On est dans l’univers d’Harry Potter, on retourne même à Poudlard. C’est particulièrement bien réalisé. David Yates, le réalisateur à qui on devait déjà les épisodes 5 à 8 des aventures du petit sorcier ainsi que les deux volets précédents des Animaux Fantastiques, est totalement à son aise et fait de ce troisième opus une réussite tout à fait réjouissante.

Un grand film de magie, d’effets spéciaux incroyables qu’on peut en outre découvrir sans avoir vu les précédents. On a juste envie en sortant de combler ses propres lacunes.

Dans un tout autre registre, je vous recommande de ne pas passer non plus à côté d’Alex Lutz dans À l’Ombre des Filles, d’Étienne Comar dont c’est le deuxième film après Django.

Alex que je tiens pour un immense comédien y incarne Luc. Un chanteur d’opéra renommé, en quête cependant d’un sens à donner à sa vie. Il va trouver un second souffle en offrant à des femmes de trouver leurs voix. Ces femmes sont détenues en prison.

On ne sait pas ce qu’elles ont fait pour se retrouver entre ces quatre murs. Mais ce qu’on voit, ce qu’on vit et ce qu’on comprend, c’est comment et à quel point l’Art peut libérer. Et c’est simplement magnifique !

Sur ce, bonnes séances à toutes et à tous ! À mercredi prochain et surtout… Vive le Cinéma !

Richard Patry

« Le Cinéma de Richard », une exclusivité Paris Bazaar à retrouver chaque mercredi. Le reste du temps, c’est ici !

 

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