Le Gimmick Rock du Rock’n’Râleur : « You Don’t Love Me »

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Le Rock’n’Râleur vous livre ses anecdotes que lui inspirent des célèbres Gimmicks Rock qui demeurent dans son cœur et dans son froc. Aujourd’hui, You Don’t Love Me de John Mayall et les Bluesbreakers !

 

Ce gimmick du titre de John Mayall et les Bluesbreakers, You Don’t Love Me, a toujours résonné en moi comme l’amour non réciproque. You Don’t Love Me. Tu ne m’aimes pas… C’est terrible comme constat.

Bien sûr, il y a les ruptures, la jalousie, la déception… « La belle affaire » , comme disait Brel. Mais l’amour non réciproque ! Unrequited love, en anglais.

Cet amour donné, absolu, éperdu, qui ne reçoit aucun écho. Cet amour qui est devenu votre raison de vivre et de poursuivre et qui tombe à l’eau avec une pierre autour du cou.

Cet amour pour l’autre qui n’en veut pas, cet amour qui vous fait passer en colorisé toute la grisaille du quotidien, qui donne un sens à votre job, une épaisseur à vos relations et à vos amitiés, l’autre n’y répond pas. L’autre est aux abonnés non pas absents mais indifférents.

Vous êtes orphelin de tout. Des arbres, des fleurs, des chemins, des sources vives et des oiseaux dans le ciel.

Vous êtes l’enfant qui a mis tout son cœur dans son dessin pour sa maman qui n’en fait pas cas et qui griffonne sa liste de courses dessus.

Vous êtes amputé du monde et de ses merveilles, amputé de ce qu’il y a de meilleur en vous, amputé même de la délivrance par la mort de ce bagne qu’est devenu votre vie. Vous êtes la main tendue à l’autre qui garde les siennes enfoncées dans ses poches en vous regardant sans vous voir.

Qu’en faire alors de tout cet amour-là ? Rien. Il n’est compatible avec personne d’autre. Il ne vous reste, comme Sisyphe, qu’à le rouler au sommet de la montagne de l’absurde, le faire dévaler en bas et le remonter éternellement. Jusqu’à ce qu’amour s’en suive. Celui que l’autre ne vous donnera jamais en retour.

Vous allez me dire, puisque l’autre ne vous aime pas, y’a qu’à lui rendre la pareille. Ok. Mais ça, c’est de la théorie .

« Ah, tu m’aimes pas, pauvre conne ou pauvre con ? Ben tiens, moi je t’aime pas non plus. Je t’aime plus ! Et tu sais quoi ? Tu sens sous les bras, et t’as les doigts de pied en cacahuètes ! »

Ce serait facile si c’était comme ça. Tout s’annulerait et rentrerait dans l’ordre. Mais si on compare l’amour à une terrible addiction- garçon, l’addiction !- comme le tabac, personnellement j’ai jamais vu un gros fumeur dire « j’arrête » et balancer son paquet de clopes à la poubelle. Par contre j’ai vu des  » je vais me cantonner à pas plus de 10 par jour« . Ou « une petite dernière » , comme les condamnés à mort. Et à moi la vraie vie sans cette saloperie. Plus jamais ça. Je ne toucherai plus jamais à une clopinette.

« I will never mes couilles again » , comme on entend dans les chansons anglo-saxonnes bateau. Y’a toujours « I will never » et « again » à la fin. Bon, y’a pas « mes couilles » , mais c’est pour imager. Quand je faisais les baloches, je balançais des paroles comme ça et personne ne s’apercevait de rien. Je m’égare…

You Don’t Love Me… Tu vas m’aimer, oui ou merde !?

Francis Basset

Lire le Gimmick Rock du Rock’n’Râleur, c’est bien.

L’écouter, c’est très bien aussi… En plus, il y a la guitare !

 

 

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