Les Négresses Vertes à la Maroquinerie : Toujours aussi Grands !!

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Ce mardi 13 décembre, un concert a fait l’évènement. Celui des Négresses Vertes. Le groupe reconnu en Europe, qui a joué au Japon, aux Etats-Unis, avait décidé de se produire à la Maroquinerie. Noël avant l’heure !

 

La Maroquinerie, mardi 13 décembre. Il est un peu plus de 20h30. Les  lumières s’éteignent. Le son d’un accordéon commence à résonner.

François « Cizzko »Touch, qui officie avec Les Négresses Vertes depuis 2018, avance lentement, un franc sourire aux lèvres, en jouant La Valse. Cet instrumental incontournable, utilisé par bon nombre de pubs et documentaires en tous genres, qui ouvre Mlah, le tout premier album des Négresses sorti en 1988. Le reste de la troupe arrive ensuite. 

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Que c’est bon ! Que c’est fort et bon de retrouver Iza et Stefane Mellino, Matthieu Paulus et Michel Ochowiak, accompagnés de nouveaux camarades de jeu qui ont l’air tout aussi sympa.

En même temps, pour côtoyer ces gars-là, vaut mieux l’être.  Surtout qu’ils sont restés grands, simples. Ils ne renient rien.

Pour preuve, lorsque Stéfane Mellino lance simplement « Vous savez tous à qui est dédiée cette chanson », à la fin du sublime Face À La Mer. Une façon classe de rendre hommage à Helno dont l’ombre planait au-dessus des 495 personnes qui remplissaient La Maroquinerie jusqu’à la gueule.  

Toujours aussi proches de leur public, Les Négresses s’amusent. Ils font aussi participer tout le monde en disant qu’à Paris, c’est le seul endroit où on sait chanter « Laï Lo Laï » avant d’attaquer Les Rablablablas Les Roubliblis dont tout le monde reprend en chœur ces fameux « Lo Laï ».

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Ils s’adressent parfois discrètement à certaines personnes dans le public. Faut dire qu’ils jouent à domicile, dans le quartier de Ménilmontant où certains d’entre eux ont vécu.

Il n’était pas rare, dans les années 90, de croiser un ou deux gars du groupe au Soleil, le bar rock’n’roll de Ménilmuche, malheureusement définitivement fermé, pendant que Manu Chao passait, accompagné de quelques copains, sa guitare en bandoulière. Les soirées se finissaient sur le trottoir, bière à la main, en discutant avec tout le monde…

Ce soir du 13 décembre, on avait l’impression de retrouver de vieux copains qu’on n’avait pas revus depuis trente piges. Dire qu’ils n’ont pas changé serait complètement con, nous changeons tous évidemment, mais eux ont conservé leur esprit rock’n’roll. Qu’Ils jouent Les Yeux De Ton Père avec des arrangements assez secs ou Hey Maria et ses accords flamenco, ils étaient là.

Comme le dit Mellino, presque étonné, à un public plus que ravi d’en être « on est là après plus de 250 dates et c’est grâce à vous. » Ben quoi ? Tu croyais tout de même pas qu’on allait vous oublier ou vous laisser tomber… 

Musicalement, Les Négresses Vertes ne se sont pas réinventés. Ils se sont encore perfectionnés. Mathieu Paulus joue toujours aussi bien du trombone, même d’une main, Michel Ochiowak est omniprésent et son jeu de trompette est fou. Iza, même discrète, assure aux chœurs. Mellino, tout de noir vêtu, est sans aucun doute le leader de cette joyeuse troupe. Chanteur émérite, joueur de guitare aussi à l’aise en acoustique qu’en électrique, il maitrise absolument tout. 

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Deux morceaux sont particulièrement passés à la moulinette ce soir-là. L’inégalable et légendaire Zobi La Mouche avec une version d’au moins dix minutes durant laquelle Mathieu Paulus, qui devient le chanteur leader sur ce morceau, semble parfois improviser avec brio. Un morceau durant lequel le public devient dingue, forcément.

Et il y aussi Sous Le Soleil De Bodega, avec un passage électro auquel personne ne s’attendait, le groupe entièrement éclairé de lumières rouges, et qui retourne littéralement le public. Un choc extraordinaire, fou, et tellement jouissif !

Évidemment, Les Négresses ne pouvaient pas passer sans jouer les hymnes que sont Voilà L’Été, C’est Pas la Mer À Boire, ou le génial Famille Heureuse.

Au bout d’1h50, les sept musiciens sont rincés. Le groupe dégage une énergie folle, se donne à 1000% sur scène et donne tout pour le public, chose devenue rare aujourd’hui.  Nous aussi nous sommes rincés mais pas rassasiés. On aurait aimé que la soirée dure encore plus longtemps, par pur égoïsme évidemment. Mais on est tout de même ravis d’avoir été là, d’avoir vécu ce moment à la fois fou et unique.

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Les concerts où on se sent vraiment bien, où le public dégage une vraie bienveillance, sont devenus très rares. On était en plein dedans.

À La Maroquinerie, Les Négresses Vertes ont tout donné. Et nous, on s’est pris une vraie claque. De celles qui vous retournent et vous submergent d’émotion.

On n’a pas aimé… On a adoré !   

Laurent Borde

(photos Décibels Production)

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