Permettez que je vous écrive… Madame Roselyne Bachelot

Permettez que je vous écrive-Roselyne Bachelot-ParisBazaar-LacoreKamm

Elle aime, Hélène. Elle aime aimer et prendre le temps de l’écrire. À l’encre de ses émotions, au fil de ses rencontres, ses lettres s’affranchissent de toutes les barrières. Comme seuls les mots savent le faire quand ils viennent du coeur.

« Permettez que je vous écrive, Madame la ministre de la Culture, Madame Roselyne Bachelot.

Nul doute que nombre de mes confrères emprunteront bien vite le raccourci du “ Roselyne !” sonnant et familier. Mais “grâce” si vous me l’accordez, au virus qui nous a mis à terre et qui rôde, n’en déplaise aux crédules, vous échapperez à la tape dans le dos et aux embrassades interminables.

C’est un bien. Les distances, que nous devons garder pour préserver notre santé et celle des autres, devraient nous inspirer dans notre quotidien pour ne plus omettre ce respect à autrui si malmené de nos jours.
Mais, cessons là cette digression.

Ma lettre n’a qu’un seul objet : saluer la femme que vous êtes et la charge qui vous incombe.

Permettez que je vous écrive-Ministère de la Culture-ParisBazaar-LacoreKamm

J’ai encore en mémoire, lors de l’un de nos nombreux entretiens devant un micro partagé, le regard bienveillant, la complicité que vous aviez avec Madame Gisèle Halimi.
Elle a tant fait pour nous, pour notre liberté d’être.
Être telle que nous le souhaitons, exister pleinement en faisant fi, comme vous, des « qu’en dira t’on », n’en déplaise aux bouches pleines de fiel.

Votre parcours de femme, souligne cette belle liberté d’être. Transgressive pour certains. Inclassable pour d’autres. Restons simple et disons libre.
Nous ne savons que trop bien toutes les deux que notre société aime les cases bien rangées, les chemins tout tracés. Tout autant qu’elle désire tout, tout de suite.

Vous, Madame, qui avez été notamment ministre du Développement Durable,  je sais que vous avez appris dans ce domaine, comme dans bien d’autres, qu’il faut du temps, de la patience, un acharnement sans faille pour espérer atteindre son but.

À chacune de nos rencontres, j’ai toujours été surprise par votre engagement indéfectible, quelle que fut votre fonction. Étonnée de votre désir de dire et de votre volonté de faire, en dépit ou malgré les avis extérieurs.

Je vous ai toujours vue avancer sans peur. J’ai souvent aimé votre parler franc, votre verbe haut et fort qui savaient pour autant ne pas heurter les oreilles trop sensibles, car vous maitrisez en équilibriste de talent, le fameux “ rester soi même tout en ménageant les susceptibilités”.  La politique est un art… Mais celui-ci, je vous le laisse.

Et puis, je ne peux que saluer votre ponctuation toute à vous : l’éclat de rire.

D’aucuns marquent leurs discours, leurs prises de parole par des silences lourds de sens. Du moins ils l’espèrent. Vous, Madame, vous éclatez de rire.

J’aime cette respiration, comme un pied de nez au tristes mines de circonstance, qui vient ensoleiller la grisaille de nos jours.  

Permettez que je vous écrive-Rire -Bachelot-ParisBazaar-LacoreKamm

Vous venez donc aujourd’hui encore d’accepter un rôle à haut risque. Les attentes de ce monde de la Culture que nous aimons tant sont nombreuses et ses peurs légitimes. 

Alors permettez, Madame la Ministre, chère Roselyne, que je conclue cette lettre en usant d’une formule qui, j’en suis intimement convaincue, saura trouver auprès de vous tout son écho…

Prenez soin de nous en prenant soin de vous !

Avec tout mon respect. »

Hélène Lacore Kamm

hkl prod

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